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LES FEUILLUS TAILLE DE FORMATION
– TAILLE D’ENTRETIEN – TAILLE D’HIVER |
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C'est d'elle dont dépendra, pour une large part, la qualité du bonsaï.
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la taille de formation a pour but de structurer l'arbre en fonction de la forme souhaitée.
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Elle peut être entreprise :
Ø très tôt sur un arbre obtenu
par semis ou par multiplication végétative (bouturage, greffe, marcottage).
Ø ou beaucoup plus tard sur un
arbre collecté dans la nature (yamadori) :
en effet, les 1ières tailles sont surtout faites pour équilibrer la masse
foliaire avec la masse de racines pour une bonne reprise de l’arbre. Au bout de
3 ans minimum, quand l’arbre a vraiment repris de la puissance, on peut
commencer à éliminer les branches indésirables.
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Quelques règles de base :
ü on supprime toujours une branche sur deux au ras du tronc,
lorsqu'elles se font face : on
obtient ainsi une structure alternée des branches.
ü couper une branche parasite se développant à la base du tronc d'un
bonsaï à forme en balai.
ü de même, il sera nécessaire de tailler la cime d'un sujet que l'on
souhaite ramifier fortement.
Les suppressions de branches devront être effectuées avec discernement,
car il est aisé de comprendre qu'une branche coupée au ras du tronc, par
exemple, ne repoussera jamais.
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Les coupes doivent être franches
afin que l'arbre puisse cicatriser
rapidement. On utilise des pinces coupantes dont les mâchoires permettent
d'obtenir une coupe légèrement incurvée (pinces
concaves). Pour les branches relativement importantes, le creux ainsi formé
dans le tronc sera rebouché avec de la pâte
de cicatrisation.
Dans tous les cas, les outils doivent être particulièrement tranchants et surtout très propres.
Après chaque arbre, il n'est pas inutile de passer la flamme d'un briquet sur
le tranchant des lames afin de les désinfecter, ce qui évite tout risque de
transmission des maladies virales.
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Elle est au moins aussi importante que la taille de formation,
puisqu'elle contribue, elle aussi, jour après jour, à perfectionner la forme de l'arbre, pour lui permettre d'atteindre
très exactement le style recherché.
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Cette taille est réalisée tout au
long de la période de végétation
quand les pousses commencent à se lignifier (car avant on freine le
bourgeonnement).
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La taille d'entretien permet :
Ø de limiter la croissance du
bonsaï.
Ø de lui conserver une forme
proche du style de départ.
Ø d'éviter une pousse des branches
dans tous les sens.
Ø de développer une fine
ramification.
Ø De permettre à la lumière de
bien pénétrer à l'intérieur de la masse de feuillage sous peine d'avoir des
arbres vides et secs à l'intérieur et verts à la périphérie.
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Pour réaliser cette taille
j'utilise principalement les ciseaux :
longs pour aller à l'intérieur de la
ramure, les ciseaux courts pour les
branches un peu plus grosses.
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On devrait parler "des" tailles d'entretien :
Ø d'une part, on peut être amener à tailler
plusieurs fois un même arbre pendant sa période végétative :
ü La taille des pousses d'un érable se répétera plusieurs fois dans la saison,
ü La taille de l'aubépine n'interviendra que deux fois (en juin et en septembre).
ü La taille du hêtre se fera en une seule fois.
Ø mais surtout parce qu'il existe
différentes techniques de taille d’entretien en fonction des espèces et des
variétés.
Les
techniques de taille et de défoliation doivent être réaliser ensemble pour
obtenir une bonne ramification :
1. Tailler la branche à la longueur souhaitée.
2. Défolier la branche en ne gardant que les 2 dernières feuilles de l’extrémité. (pour appel de sève).
Cette circulation de sève provoque le réveil des bourgeons situés aux aisselles des feuilles coupées.
Lorsque
les bourgeons sont devenus de jeunes rameaux, il faut les traiter à leur tour
de la même façon. On peut obtenir ainsi plusieurs pousses par an.
§ Il est important de définir au préalable si votre arbre a des feuilles qui poussent de façon opposée ou en alternance :
Ø Feuilles alternes (par ex : prunus, ormes, zelkovas).

On dit de "couper à deux ou trois
feuilles" : Ca signifie
principalement que l'on va choisir la
feuille au dessus de laquelle il faut couper. Le bourgeon dormant à la base
de la feuille (bourgeon axillaire) donnera une nouvelle pousse qui aura
l'orientation exacte de la feuille. Ca veut dire qu'il faut choisir une feuille qui va vers l'extérieur.
Une coupe après une feuille dirigée vers le haut provoquera un
développement du rameau vers le haut : à proscrire.
Par contre, une coupe effectuée après une feuille dirigée vers le bas
provoquera un développement du rameau dans le prolongement de la branche. C’est
la bonne façon de procéder.
Cas du hêtre : pincer les jeunes pousses quand elles sont encore tendres en laissant 1 ou 2 feuilles.
Ø Feuilles opposées (par ex : érables).
Couper avec les ongles la nouvelle pousse entre les deux premières feuilles. La petite tige va noircir et tomber sans laisser de cicatrices. Cette taille est indispensable pour avoir des entre nœuds courts et une ramure bien serrée. Les feuilles d'origine vont continuer à grandir, elles pourront être supprimées au moment de la défoliation partielle au mois de juin.

Malgré les techniques de pincement, il suffit de quelques jours de pluie et ça pousse de façon échevelée. Couper tout ce qui dépasse pour conserver la forme de votre arbre. Il faudra de toutes façons rectifier en hiver quand les feuilles seront tombées et que le moindre défaut sera visible.
Une taille courte (2 ou 3 feuilles) se réalise sur des rameaux biens placés et bien proportionnés. Une taille plus longue (4 ou 5 feuilles) se réalise pour prolonger une branche par exemple.
En soi, des feuilles opposées ne sont pas un problème. Cependant les pousses opposées donneront à terme des branches opposées du plus mauvais effet. Supprimer une des deux branches. Certains arbres n'insistent pas. D'autres essaient de refaire un bourgeon dans l'axe de la branche restante. Il faut le supprimer avant qu'il ne se développe...et voir qui est le plus entêté.

Ø Cas des feuilles composées (par ex frênes : feuilles composées opposées).
La feuille composée est plus difficile à gérer. A la regarder, on pourrait croire qu'il s'agit d'un rameau mais si vous ôtez ce qui semble être une feuille, il ne se passera rien. Le bourgeon est à la base de cet ensemble de "feuilles" qui doit être considéré comme une feuille à part entière.
§ Cette taille se pratique vers la fin de l'hiver (janvier – février). Elle concerne les grosses et moyennes branches. Pour ce genre de travail il faut utiliser les pinces concaves.
§ En cette saison toutes les feuilles sont tombées, les défauts éventuels de la ramure apparaissent nettement. Une fois décidé la forme que vous souhaitez obtenir, vous allez définir les branches principales qui définissent l'ossature de l'arbre. En partant du bas, une première branche à gauche où à droite, une branche d'équilibre de l'autre coté, une branche à l'arrière pour la profondeur et surtout la hauteur de la cime. Toutes les autres branches devront être en harmonie avec ces premières branches et s'inscrire dans le triangle formé par le haut de l'apex et la pointe des branches basses. Supprimer tout ce qui ne s'inscrit pas dans la forme souhaitée et tout ce qui rompt l'harmonie. Couper toutes les branches qui :
Ø
se gênent,
Ø
se croisent,
Ø
présentent des entre-nœuds trop long,
Ø
poussent vers l'intérieur de l'arbre,
Ø
piquent vers le haut ou vont à angle droit vers le bas,
Ø
poussent à l’aisselle d’autres branches,
Ø ne rentrent plus dans la forme générale de l’arbre.
§ Il se peut aussi que l'apex (la cime) se voit encombré de pas mal de nouvelles petites branches. Il faut supprimer toutes les branches excédentaires sinon, l'année prochaine, l'afflux de sève sera encore plus puissant à la cime au détriment des branches basses.
§ Il peut arriver aussi qu'une branche ait trop grossi et qu'elle rompe l'harmonie de l'arbre. Il faut alors la supprimer si une autre branche peut prendre le relais. Dans ce cas, une mauvaise branche poussée à l'aisselle d'une branche existante peut être conservée à la place de la banche existante.
§ Les règles énumérés dans la taille de formation concernant les coupes incurvées et la propreté des outils restent évidemment d’actualité.