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EMPOTAGE -
REMPOTAGE |
Ø
Quand les racines
sortent du pot.
Ø
Quand le drainage ne se
fait plus très bien.
Ø
Quand les branches
poussent de façon désordonnée ou avec des courbes étranges :c’est signe
que les racines s’enroulent entre elles.
Le moment le plus sûr est
juste avant la floraison ou l’éclosion des bourgeons. Quand ils sont gonflés et
qu’ils commencent à s’ouvrir, c’est le moment approprié. S’ils sont déjà
ouverts, c’est trop tard ! !
Indication générale des
périodes de rempotage :
·
Arbres rustiques à
feuillage caduque : mars-avril
·
Arbres rustiques à
feuillage persistant : avril-mai
·
Conifères : mars-avril
·
Arbres tropicaux :
mai-juin
Dans les régions à climat
doux, on peut aussi rempoter certaines espèces en automne En effet, les racines
continuent de pousser tant que la température en journée est supérieure à +
13°C. Pour les régions plus froides, il est préférable de rempoter au printemps
pour éviter la pourriture des racines.
Ne pas rempoter en été :
l'évaporation est trop importante.
Ne pas rempoter en
hiver : l'arbre arrête sa croissance, qui ne reprendra qu'au printemps.
Les racines risquent de pourrir.
Ø
La fréquence de
rempotage dépend de l’espèce. Généralement, les racines des espèces à feuilles
caduques poussent plus vite que celles des arbres à feuilles persistantes.
Ø
Les racines des arbres
jeunes poussent plus vite que celles des arbres vieux. C’est pourquoi ils
doivent être rempotés plus souvent.
Ø
La fréquence de rempotage
dépend également de ce que l’on recherche :
·
Si on veut une
croissance plus rapide, le rempotage se fera moins souvent.
·
Si on recherche des
branches plus fines, le rempotage se fera presque chaque année.
Ø
Critère général :
·
Arbre jeune (entre 1 et
10 ans) : une fois tous les ans ou tous les 2 ans.
·
Arbre adulte (entre 10
et 40 ans) : une fois tous les 2 ou 3 ans.
·
Vieil arbre (plus de 40
ans) : une fois tous les 3 ou 4 ans.
Laisser sécher la terre pour
qu’elle se détache plus facilement des racines.
Ø
Un pot adapté au niveau
de culture du plant.
Ø
Des grilles à placer sur
les trous de drainage.
Ø
Le substrat adapté à
l’espèce à rempoter.
Ø
Des ciseaux pour tailler
les racines.
Ø
Des bâtonnets en bois
pour tasser la terre.
Un empotage est la 1ière
mise en poterie d’un arbre.
La 1ière taille
des racines d’un futur bonsaï est toujours la plus importante.
Lorsqu’on récupère un arbre
d’une forêt ou d’une pépinière, on doit transformer sa souche faite de racines
longues et grosses en une masse compacte de racines fines.
Il faut éviter de tailler en
plusieurs années une grosse racine, car chaque nouvelle taille d’une racine
déjà taillée augmente le risque de tuer beaucoup de nouvelles branches.
Une racine longue et forte
fait vivre une partie importante de l’arbre, aussi, quand nous taillerons
sévèrement cette grosse racine, nous pratiquerons une taille sévère de la
partie aérienne pour équilibrer l’ensemble dès le prélèvement.
Pour les arbres prélevés, il
est très important, si on peut le faire sans les mettre en danger, d’éliminer
la terre d’origine. Sinon, on s’efforcera de le faire aux prochains rempotages.
Pour
la plupart des feuillus, on retirera presque toute la terre. Pour les
conifères, une partie seulement.
Il
est très important de bien nettoyer la terre de surface, et d’enlever toute
trace de restes d’engrais et de saletés. Ceci pour permettre à l’air et à l’eau
de bien y pénétrer.
On
passera un bâtonnet, ou une fourchette, du nébari vers l’extérieur (en faisant
attention de ne pas abîmer les jeunes racines).
Oter la vieille terre
des racines du dessous, nettoyer les racines puis couper au ras de leur base
les racines dirigées vers le bas en laissant celles du pourtour. Cette taille se fera en creux (taille plus importante au centre).
Placer
les ciseaux verticalement pour de meilleures tailles.
Couper
les racines défectueuses : superposées, insérées trop haut sur le tronc,
poussant vers le haut.
Équilibrer
la force des racines en taillant plus sévèrement les racines trop fortes et en
taillant peu les racines plus faibles. Tailler les racines en quelques endroits
en forme de triangle jusqu'à la base du tronc et, si possible, le long d'une
grosse racine. Préserver autant que possible les fins poils absorbants. Une
longue racine sans poils absorbants fourni peu d'eau à l'arbre et peut être
taillée plus sévèrement.
Attention :
on doit peigner et couper les racines au dernier moment, juste avant le
rempotage car : racine sèche = racine morte.
Appliquez
du mastic sur les grosses coupes.
Placer dans le pot la
terre en forme de monticule pour qu’elle colle bien au fond de la souche.
Rajouter le mycélium
récupéré dans l’ancienne terre (le bonsaï forme une association avec le
filament d’un champignon appelé mycélien. Il remplace les poils
absorbants : mêmes rôles mais plus efficaces. Les filaments du champignon
sont capables de récupérer des éléments nutritifs qu’une racine ne peut
absorber).
Fixer l’arbre au pot
à l’aide d’un fil qui passera par les trous de drainage (ceci peut éviter que
l’arbre ne bouge dans son pot au risque de casser les nouvelles racines).
Mettre la terre entre
les racines à l’aide de bâtonnets sans trop tasser le terre.
Ne pas oublier de
bien positionner l’arbre dans son pot en respectant :
·
la face avant qui a été
déterminée,
·
la position des pieds du
pot,
·
la décentralisation dans
un pot ovale ou rectangulaire,
·
la centralisation dans
un pot rond ou carré, mais derrière la ligne médiane.
Arroser
abondamment jusqu’à ce que l’eau sorte par les trous du pot.
Placer
le plant dans un endroit abrité, mais bien aéré.
Et
surtout pas d’engrais avant 2 à 3 mois.
Mars 2002 GLJ